Disons-le franchement : la promesse no-log est devenue la phrase la plus facile à écrire du secteur, et la moins contrôlée. Si vous choisissez votre VPN sur la foi d’une page marketing, vous achetez une serrure sans jamais avoir vu la clé.
La promesse no-log, l’argument que personne ne contrôle
Aucune autorité ne vérifie qu’un fournisseur de VPN tient parole. Un service peut afficher « zéro log » en page d’accueil, conserver vos connexions sur ses serveurs, et vous n’en saurez rien tant qu’un incident ne vient pas le révéler.
C’est exactement ce qui s’est passé en juillet 2020. Des chercheurs ont découvert une base de données exposée appartenant à sept services VPN, tous présentés comme « no-log ». Elle contenait 1,2 To de journaux : adresses IP, horodatages, appareils utilisés, concernant environ 20 millions d’utilisateurs. Des données qui, selon leurs propres promesses, n’auraient jamais dû exister.
La leçon est brutale : un VPN qui refuse de se faire contrôler ne vous protège pas, il vous demande de lui faire confiance. Ce n’est pas la même chose.
Proton a choisi la seule réponse crédible : tout montrer

Proton VPN publie le code source de toutes ses applications. N’importe quel chercheur peut l’inspecter, ligne par ligne, et vérifier ce que le logiciel fait réellement de votre trafic. Là où d’autres demandent à être crus, Proton se laisse auditer par le premier venu.
Et l’éditeur ne s’arrête pas au code. Sa politique no-log a passé quatre audits indépendants consécutifs, menés par le cabinet Securitum, le dernier en 2025. Les auditeurs ont examiné l’infrastructure de production et confirmé l’absence de journaux permettant de relier une activité à un utilisateur. Le rapport est public.
La Suisse plutôt que les alliances de surveillance
Le troisième pilier, c’est la juridiction. Proton est basé à Genève et soumis au droit suisse, parmi les plus protecteurs au monde en matière de vie privée. L’entreprise est née en 2014 avec la messagerie chiffrée Proton Mail, conçue pour protéger journalistes et militants, avant de lancer son VPN en 2017.
Pour ceux qui veulent aller plus loin, Secure Core fait transiter votre trafic par des serveurs renforcés en Suisse, en Suède ou en Islande avant sa destination finale. Même si un serveur de sortie était compromis, il ne verrait jamais votre adresse IP réelle. Le routage vers Tor est intégré directement dans l’application. Vous retrouverez le détail de ces fonctions dans notre test complet de Proton VPN.
Gratuit ou payant : la question qui divise
« Si c’est gratuit, c’est vous le produit. » La règle vaut pour la majorité des VPN gratuits, qui se financent avec la publicité ou vos données. Proton est l’exception qui dérange : sa version gratuite n’affiche pas de publicité et ne limite pas vos données, parce qu’elle est financée par les abonnés payants.
Elle reste volontairement minimaliste : un seul appareil, un choix de pays automatique, aucune option avancée. VPN Plus débloque l’essentiel : 10 appareils simultanés, plus de 20 000 serveurs dans plus de 140 pays, des serveurs dédiés au streaming et au P2P, et NetShield, qui bloque publicités, traqueurs et domaines malveillants au niveau du réseau.
Ce que ni Proton ni aucun VPN ne fera pour vous
Soyons aussi honnêtes que nous demandons aux VPN de l’être. Un VPN masque votre adresse IP et chiffre votre connexion, notamment sur un Wi-Fi public. Mais si vous restez connecté à votre compte Google ou à un réseau social, ces services savent toujours qui vous êtes. Un VPN ne remplace pas non plus un antivirus.
Un audit, enfin, photographie une situation à un instant donné. C’est précisément pour cela que la répétition compte : quatre audits successifs et un code ouvert en permanence pèsent bien plus lourd qu’une seule certification affichée comme un trophée.
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