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Une cyberattaque frappe la plateforme de vote de la primaire de la gauche, que s’est-il passé ?

Le vote en ligne de la primaire de la gauche a ouvert dans la matinée du 9 octobre. La plateforme e-votez, censée recueillir les votes des électeurs, a rapidement été victime d’une cyberattaque. Des pirates ont déployé une attaque de type DDoS sur la plateforme pour perturber les élections.

Quelques heures après le début des votes en ligne, la commission d’organisation a annoncé que la plateforme de vote e-votez était la cible d’une cyberattaque massive. Le président de la commission d’organisation, Patrick Mennucci, décrit un « afflux massif et fictif de connexions », qui « entrave la capacité à voter d’une partie des électrices et électeurs ». Les organisateurs évoquent un « ralentissement » de la plateforme, ce qui nuit au bon déroulement de la primaire.

Il s’agit vraisemblablement d’une attaque par déni de service distribué (DDoS), une tactique très prisée des cybercriminels. La tactique vise à rendre un site ou un service en ligne inaccessible en l’inondant de trafic. Les pirates envoient une avalanche de requêtes vers le serveur ciblé. Il ne parvient plus à suivre et le site se retrouve hors service, parfois pendant plusieurs heures. Le plus souvent, les pirates se servent d’un botnet, un réseau d’appareils compromis, pour bombarder les serveurs de requêtes.

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« L’intégrité des votes » a été préservée

Les électeurs se sont donc retrouvés sur un site saturé, devenu presque inutilisable. Certains électeurs n’ont même pas pu voter et sont invités à revenir plus tard. En dépit des requêtes à répétition envoyées par les pirates, la commission d’organisation affirme qu’« à aucun moment la plateforme de vote n’a été interrompue » et que « l’intégrité des votes enregistrés n’est pas compromise ».

« La ligne d’assistance mise en place par les organisations politiques parties prenantes est restée pleinement mobilisée pour accompagner les électrices et électeurs rencontrant des difficultés de connexion et leur rappeler que le scrutin se déroule sur deux journées », indique le communiqué de la commission d’organisation de la primaire.

La commission dit avoir pris des mesures pour que le scrutin se déroule le plus normalement possible. Sans surprise, le Parti socialiste, Place publique et la Gauche républicaine et socialiste condamnent fermement cette tentative de perturbation. Ils condamnent une « grave attaque d’un processus démocratique ». Les trois partis politiques de gauche ont annoncé saisir la justice. Matignon a indiqué que l’Anssi, l’agence nationale de cybersécurité, a été saisie.

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Le précédent de l’UMP

Ce n’est pas la première fois que le vote en ligne d’un parti est perturbé par des hackers. En 2014, le scrutin pour la présidence de l’UMP avait été victime d’un blocage, une demi-heure après son ouverture. Des dizaines de milliers de requêtes avaient alors saturé le système.

Cette attaque intervient dans un contexte d’ingérences numériques croissantes à l’approche de la présidentielle de 2027. Viginum, l’agence française contre les ingérences numériques étrangères, a répertorié environ une centaine d’opérations visant la présidentielle alors que le scrutin se profile.

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