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« Critique » : OpenAI lance GPT-6 Cyber, son IA la plus dangereuse à ce jour

OpenAI vient de lancer GPT-6 Cyber, une nouvelle intelligence artificielle spécialisée dans la cybersécurité. Le modèle d’IA a déjà débusqué des centaines de failles dans Linux et Firefox. Jugée trop dangereuse pour le grand public, l’IA est réservée à des experts triés sur le volet.

OpenAI passe à la vitesse supérieure en matière de cybersécurité. L’entreprise de Sam Altman vient de dévoiler GPT-6 Cyber, un modèle d’IA conçu pour débusquer des failles de sécurité, trouver un moyen de les exploiter et proposer des correctifs. Le modèle succède à GPT-5.6 Cyber, lancé à la fin de l’été. Sans surprise, GPT-6 Cyber est réservé aux entreprises qui font partie de Daybreak Red, le programme d’OpenAI dédié aux professionnels de la sécurité.

Des centaines de failles débusquées

Comme l’explique OpenAI dans son billet de blog, ses chercheurs ont utilisé GPT-6 Cyber pour découvrir 81 failles inconnues dans Firefox. Toutes les vulnérabilités ont été jugées de gravité élevée par Mozilla. Le navigateur a pourtant déjà été passé au crible par plusieurs générations d’IA taillées pour la cybersécurité, dont Claude Mythos. Le modèle a malgré tout trouvé des failles inédites et aidé à corriger le navigateur

« Firefox est entré en 2026 comme l’une des bases de code les plus renforcées et les plus scrutées au monde », souligne Brian Grinstead, ingénieur chez Mozilla, cité par OpenAI.

Même son de cloche du côté de Linux. OpenAI explique avoir mis au point 948 tactiques d’exploitation qui permettent à un simple utilisateur de prendre le contrôle total d’un système Linux. C’est plus de cinq fois plus que GPT-5.6, qui n’en avait trouvé que 166 lors du même test, trois mois plus tôt. L’opération, et la découverte des failles, a coûté environ 1,2 million de dollars de calcul.

En amont de l’annonce, le spécialiste de la sécurité industrielle Dragos a testé le modèle d’IA sur une fausse centrale électrique. Sans presque aucune instruction de la part d’un programmeur, l’IA y a trouvé deux failles inconnues dans le fonctionnement de la centrale. , Pour Rob T. Lee, directeur de l’IA chez Dragos, « le niveau de compétence requis pour la reconnaissance et la recherche de vulnérabilités qui précèdent une attaque est en train de baisser ». En clair, il n’y a plus besoin d’avoir des compétences en informatique pour débusquer des failles et lancer une cyberattaque.

Une IA classée « critique »

Pour la toute première fois, OpenAI attribue à l’un de ses modèles cyber un niveau « critique ». C’est le niveau le plus élevé du cadre d’évaluation des risques de la start-up. Pour mémoire, GPT-5.6 Cyber était seulement classé « élevé », mais GPT-6 Astra a déjà franchi le seuil du critique lors de différents tests.

OpenAI insiste sur le fait que son IA respecte mieux les règles. Bien que classée critique, l’intelligence artificielle se veut plus docile, ce qui devrait éviter les incidents de sécurité indésirables. Le géant de l’IA garde évidemment en tête l’incident de cet été, qui s’est soldé par le piratage de la plateforme Hugging Face. Lors d’un test conçu pour l’occasion, GPT-6 Cyber s’est d’ailleurs abstenu de s’attaquer à des services hors de sa mission dans 99,93 % des cas, contre 94,49 % pour son prédécesseur.

« Plus de 99 % du temps, il fait ce que vous lui demandez », résume Fouad Matin, responsable de la sécurité chez OpenAI, auprès de The Next Web.

Tous les experts ne sont pas rassurés pour autant. « À l’échelle à laquelle fonctionnent ces modèles, même une petite fraction représente des actions contre des systèmes que personne n’a autorisés », nuance Chris Hughes, de Noma Security, interrogé par le média. Si l’IA obéit dans 99 % des cas, il reste une infime, mais bien réelle, possibilité qu’elle réalise des actions imprévues à l’encontre de systèmes informatiques, ce qui risque de faire des dégâts.

Une course contre la montre

Pour OpenAI, le monde de la sécurité est engagé dans une véritable course contre la montre. Selon la start-up de San Francisco, « il est clair que nous disposons d’une fenêtre limitée pour utiliser les modèles de pointe afin de sécuriser les logiciels ». En clair, il faut impérativement se servir de l’IA pour sécuriser tous les logiciels critiques avant qu’une entité malveillante exploite la technologie pour lancer des cyberattaques. C’est pourquoi OpenAI refuse de lever le pied et dégaine réguliérement de nouveaux modèles d’IA taillés pour traquer les failles de sécurité.

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Source : OpenAI