Packard Bell EasyNote Butterfly Touch EU-101 : la promesse
Ce Touch, tout juste arrivé dans nos labos, est le premier Tablet PC de la gamme d’ultraportables Butterfly de Packard Bell. Ce modèle au format 11,6 pouces possède, à première vue, deux atouts, son écran tactile réversible et son processeur double cœur Pentium SU4100, réputé bien plus rapide qu’une puce Atom. Packard Bell ne sacrifie cependant pas l’autonomie de la bête, annoncée à 8 heures sur une batterie six cellules. On remarquera aussi avec enthousiasme le prix de l’engin, 499 euros, à peine supérieur à celui d’un netbook.
Packard Bell EasyNote Butterfly Touch EU-101 : la réalité
Bien équipé et très autonome
Et ce n’est pas terminé ! La machine regroupe d’autres équipements appréciables, comme le Wi-Fi 802.11n, le Bluetooth 2.1 + EDR, et une quantité non négligeable de mémoire vive (4 Go), qui justifie l’exploitation d’une version 64 bits de Windows 7. Cerise sur le gâteau, le processeur Atom n’est pas de la partie. On retrouve ici un Pentium SU4100 à basse consommation, un double-cœur à 1,3 GHz, bien plus véloce que les Atom à 1,6 GHz (son score Windows est de 4,0, contre 2,4 pour l’Atom N450 du Samsung N210).
Au centre de la machine, le chipset GM45 est aussi équipé d’un circuit graphique GMA 4500MHD, beaucoup plus performant que celui de la plate-forme Atom d’Intel. Il offre d’ailleurs une sortie HDMI, il sera notamment capable de lire de la vidéo H.264 en 1080p (testé avec succès sur un fichier MKV H.264 1080p sous Windows Media Player Classic Home Cinema 64 bits, CPU chargé à 20 % de ses ressources en moyenne). L’autonomie est par ailleurs très bonne, mesurée à 5 h 04 min en activité dans nos labos, qui rivalise avec les netbooks Atom de première génération.
Une expérience tactile multitouch, mais peu véloce
La fonction majeure du Butterfly Touch, son écran tactile, offre une qualité d’utilisation mitigée. On est très loin de la réactivité d’un iPhone, évidemment ! L’écran de 11,6 pouces est un tactile résistif, il ne réagira donc qu’en appliquant une petite pression du doigt, et sa couche de revêtement tactile sera très propice aux reflets en tout genre, ce qui perturbe sérieusement la visibilité de l’image dans un environnement lumineux. Le rétroéclairage à technologie LED n’aura d’effet positif que sur l’autonomie du portable.
La réaction du système est en fait plombée par la puissance du processeur, qui peine à gérer à la fois les logiciels et les interactions tactiles. La précision de pointage au doigt n’est pas vraiment meilleure. Heureusement qu’un stylet intégré à l’écran vient parfois sauver l’utilisateur en difficulté. Le multitouch se limite à deux pressions simultanées, mais reste suffisant pour offrir une nette amélioration de l’ergonomie de certains logiciels, comme Surface Globe, le « Google Earth » que Microsoft fournit dans le pack tactile de Windows 7.
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