Coup de pression, bluff ou réel accord avec Pékin ? Mercredi 2 avril selon le média américain The Information, Donald Trump annoncera sous peu les plans de « TikTok America ». L’annonce, qui devait intervenir mercredi dans la soirée, n’a toujours pas eu lieu, ce jeudi 3 avril, quarante-huit heures avant le 5 avril, date à laquelle TikTok doit être cédé aux États-Unis à des intérêts non chinois.
Selon une loi d’avril 2024, le réseau social, utilisé par un Américain sur deux, est censé être interdit dans le pays, pour des raisons de « sécurité nationale », à moins d’être cédé. En janvier, Donald Trump avait déjà prolongé la période pendant laquelle la plateforme devait trouver un acheteur – elle était initialement prévue jusqu’au 19 janvier dernier.
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Voici comment TikTok États-Unis serait séparé de sa maison mère
Selon le Financial Times, on en sait désormais un peu plus sur les négociations. Voici un montage qui serait en cours de discussion :
- L’activité américaine du réseau social serait rachetée pour moitié par un groupe d’investisseurs, dont Marc Andreessen, Blackstone, et Silver Lake. La société américaine Oracle aurait la lourde tâche de « séparer le réseau social de ByteDance », la maison mère chinoise de TikTok. Oracle stocke déjà aux États-Unis les données des utilisateurs américains de la plateforme.
- ByteDance conserverait néanmoins 19,9 % des parts de l’activité américaine de TikTok, mais elle n’en aurait plus le contrôle. Le géant chinois accorderait à ce consortium américain une licence d’utilisation pour l’algorithme de TikTok, selon The Information. Un point destiné à répondre à une exigence de Pékin, qui avait déclaré que ByteDance ne céderait pas son algorithme de recommandation de contenus.
- Le reste de TikTok USA (30 %) reviendrait aux investisseurs actuels de TikTok, comme General Atlantic, Susquehanna, KKR et Coatue.
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Reste à savoir si Pékin donnera son accord
Reste à savoir si ce projet, qui semble davantage se préciser, est réellement envisagé par Pékin, qui n’a pas émis la moindre déclaration à ce sujet. Selon le Wall Street Journal, les autorités chinoises attendaient de connaître les nouveaux tarifs douaniers imposés à la Chine, avant d’envisager quoi que ce soit d’autre.
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Or, ils sont particulièrement élevés – 34 % de plus – bien plus que pour l’Union européenne, taxée à 20 %. Toujours selon le journal financier américain, Donald Trump devait discuter hier de ce montage, ainsi que de l’idée de repousser la date limite. La discussion n’aurait pour l’instant pas abouti.
En attendant, d’autres candidats au rachat se sont manifestés, comme Amazon et AppLovin, rapportent mercredi 2 avril le New York Times, le Wall Street Journal, and CNBC, s’ajoutant à la liste des personnes ou sociétés intéressées comme Blackstone, Frank McCourt, Perplexity et Oracle.
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