Le cours de l’action de Tesla est aujourd’hui motivé par deux pans : d’un côté les ventes du constructeur, et ses perspectives futures, et de l’autre la popularité d’Elon Musk, en proie à des mouvements contestataires depuis qu’il est devenu un proche de Donald Trump, et qu’il lançait le département de l’Efficacité gouvernementale (DOGE). Alors que l’action du constructeur baissait de plus de 50 % entre le mois de décembre 2024 et celui de mars 2025, celle-ci reprend des couleurs, et ce malgré l’annonce par le constructeur auto de la baisse de ses ventes de 13 % d’une année à l’autre, au premier trimestre.
Dan Ives, analyste chez Wedbush Securities, a qualifié le rapport de « moment charnière » à CNBC, en déclarant que Tesla ne s’engouffrait pas seulement dans une période difficile à cause de problèmes de renouvellement de sa gamme de produits. « La crise de la marque est la clé », annonçait-il. Face à la baisse de popularité de son patron depuis qu’il a rejoint le 47e président des États-Unis, il serait grand temps de changer. La Maison-Blanche annonçait ainsi, en réponse à l’article du média américain annonçant un départ proche d’Elon Musk, que ce dernier quitterait ses fonctions une fois sa mission terminée.
Tesla au plus bas en France depuis 2021
Tesla, entre janvier et mars 2025, a écoulé 336 681 exemplaires de ses voitures comparées aux 336 691 exemplaires de la production totale, sur la même période. Dans ce nombre, 345 454 exemplaires produits seraient des Model 3 et des Model Y, et 12 991 livraisons de ses autres modèles, y compris le Cybertruck aujourd’hui, ou encore la Model S. Comparé à l’année dernière, les chiffres sont en recul : Tesla a essuyé une baisse de 13 % des ventes au niveau global, avec un recul plus profond en Europe, où ses parts de marché ont fait un gigantesque pas en retrait, de 17,9 % à 9,3 %. Pour la France en mars, les ventes baissaient encore de 36,83 %, pour atteindre un volume aussi bas que celui en 2021.
En répercussion de la baisse des ventes, Tesla a aussi dû ralentir la cadence dans ses usines chinoises, de l’ordre de 11,5 %, à seulement 78 828 exemplaires. Sur son site à Shanghai, la marque américaine lançait au début de l’année la nouvelle version de son Model Y, qui n’a pas tardé à rejoindre l’Europe et les États-Unis où il fut assemblé et commercialisé dans la foulée. Dans une réunion le 21 mars avec ses employés, dans le but de rassurer ceux qui devenaient « psychopathes » suite à la baisse du cours de l’action, Elon Musk déclarait qu’il s’attendait à ce que le Model Y reprenne la place de voiture la plus vendue dans le monde cette année.
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Source : CNBC