En dévoilant la fiche technique de sa Switch 2, Nintendo s’est montré peu bavard du côté du processeur intégré à l’appareil, se contentant de confirmer que sa nouvelle console portable embarque une puce Nvidia. Impossible à l’heure actuelle de savoir exactement quelles sont les caractéristiques de ce processeur ; on suppose qu’il s’agit d’une évolution du Tegra X1 de la première Switch, mais le flou demeure quant à ses fonctionnalités graphiques. Dans le cadre d’une table ronde à laquelle 01net a pu assister, Nintendo a toutefois confirmé que sa console était capable d’utiliser le DLSS, sans en spécifier la version exacte ni s’il s’agissait d’une version personnalisée et adaptée pour la Switch 2, et pouvait proposer un rendu en ray tracing selon le bon vouloir des développeurs de jeux.
L’architecture Ampere probablement à la manoeuvre
De fait, cela permet tout de même de resserrer les possibilités en matière de solution graphique utilisée par la Switch 2 : seules les architectures Turing (celle des GeForce RTX 20 Series de Nvidia), Ampere et plus récentes supportent à la fois le DLSS et le ray tracing. Nintendo n’ayant en revanche pas fait mention d’une quelconque technologie de génération d’image, on peut exclure l’utilisation d’une solution graphique basé sur l’architecture Ada Lovelace des GeForce RTX 40 Series.
En tenant compte des cycles de développement chez Nintendo et des architectures GPU disponibles au moment de décider des caractéristiques technologiques de la Switch 2, une solution graphique dérivée de l’architecture Ampere des GeForce RTX 30 Series est donc la plus plausible. La bonne nouvelle, c’est que le nouveau modèle Transformers de mise à l’échelle assistée par l’intelligence artificielle, dont se sert le DLSS à la place du classique réseau neuronal convolutif (CNN) utilisé jusqu’à présent, est compatible avec cette architecture graphique. On peut par conséquent supputer que la Switch 2 pourra elle aussi l’utiliser et profiter de sa qualité d’image améliorée.
Cela reste dans tous les cas cohérent avec les rumeurs insistantes qui indiquent que Nintendo utilise un SoC (System-on-Chip) Tegra T239 – une version allégée du processeur Tegra T234 utilisé en robotique – pour faire fonctionner sa Switch 2. A priori composée de 8 coeurs CPU Cortex-A78C et d’un moteur graphique Ampere avec 1536 coeurs CUDA, les caractéristiques de cette puce concordent en tout cas parfaitement avec le peu d’informations communiquées pour le moment par Nintendo.
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