Nous avons pu prendre en main longuement la Nintendo Switch 2 lors d’un évènement organisé par Nintendo à Paris, au Grand Palais. Voici nos premiers retours techniques sur les jeux présentés. Précisons que toutes les démos portaient sur des versions des jeux non commerciales et que certains ajustements peuvent intervenir d’ici là.
Mario Kart World
Le titre de lancement de la Nintendo Switch 2 devait révolutionner la formule bien connue du jeu de course le plus connu des jeux vidéo en intégrant une couche de monde ouvert à la Forza Horizon 5. Pour notre part, nous avons pu enchaîner quelques courses face à un collègue ou en solo face à l’ordinateur.
Nous laisserons nos collègues de la presse jeu vidéo vous donner leur avis sur la partie gameplay, mais nous pouvons d’ores et déjà dire ceci : sur un plan technique, ce Mario Kart marque un véritable tournant.
Le jeu affiche une générosité sans bornes, on sent clairement que les développeurs se sont éclatés avec les nouvelles capacités de la console. Sur un plan graphique, nous avons aperçu de nombreux effets de lumière, un jeu sur la profondeur que les précédents opus ne pouvaient se permettre et un aliasing (cet effet de crénelage sur certaines lignes) très bien lissé. Les personnages regorgent évidemment de nouvelles animations et l’usage répété des vibrations renforce l’expérience. Les personnages nous ont également semblé plus lourds, plus lents à repartir. Ils semblent comme frappés d’une forme d’inertie lorsqu’ils sont arrêtés par une carapace ou une banane qui fait que le kart ne s’arrête pas immédiatement après le choc.
Donkey Kong Bananza
« Est-ce que les jeux de Switch 2 pourraient tourner sur Switch 1 ? » Cette question, posée par un collègue au sortir de l’évènement, Donkey Kong Bananza nous permet d’y répondre assez facilement : non. Tout comme Mario Kart, le nouveau jeu 3D donne l’impression de toucher du doigt une nouvelle génération de jeux Nintendo.
Le jeu repose notamment sur un système de destruction de l’environnement et une sorte de monde ouvert vertical, deux éléments déjà vus sur Tears of the Kingdom, mais pas avec ce niveau graphique. La fourrure du célèbre singe, sa variété d’animations, de mouvements, la qualité graphique générale, ça sent en tous les cas très bon pour le jeu prévu pour une sortie en juillet 2025.
Metroid Prime 4 : Beyond
Nous avons pu jouer à ce qui s’apparente aux premières minutes de Metroid Prime 4 : Beyond. Le jeu sera lancé à la fois sur Switch 1 et Switch 2, ce qui permet de comparer quelque peu les capacités graphiques.
Pour notre cas, le jeu était réglé sur le mode performances (1080p/120 FPS), mais il peut également tourner en 4K/60 FPS. Quoi qu’il en soit, la richesse graphique est bien plus grande sur cette version Switch 2. Les effets de lumière sur l’armure de Samus, quelques effets de gouttelettes d’eau sur son canon, et même les textures dans leur ensemble, la version Switch 2 est bien plus avancée.
The Legend of Zelda Breath of the Wild et Tears of the Kingdom versions Switch 2
Passons à des jeux phares de la Switch 1 adaptés ici dans une fameuse Switch 2 Edition, le diptyque des Zelda en monde ouvert, Breath of the Wild et Tears of the Kingdom. Là encore, la comparaison est pertinente : les deux jeux ont été critiqués à leur sortie, en particulier le deuxième publié en 2023, pour leurs lacunes techniques.
Difficile de dire si les textures ont été améliorées ou si la définition légèrement supérieure sur téléviseur (1080p contre 900p) auparavant change quelque chose. En revanche, un point nous a fortement plu : la fluidité est sans commune mesure avec les versions Switch 1. Nous nous sommes par exemple rendus dans la forêt Kokiri (pour les connaisseurs), un point du jeu où la végétation mettait clairement la Switch 1 à genou. En version Switch 2, le framerate est bien plus stable et lorsqu’on déplace la caméra, la fluidité est bel et bien au rendez-vous.
Les chargements ont aussi été considérablement améliorés, cela saute aux yeux. Nous avons pu l’éprouver en changeant plusieurs fois de sauvegardes dans la démo prévue par Nintendo.
Nintendo Switch 2 Welcome Tour
Glissons quelques mots sur ce qui s’apparente au jeu démo de la console pour montrer les nouvelles fonctionnalités, le Welcome Tour. Chaque console se doit d’avoir ce type d’expérience, la Wii avait Wii Sports, la Game Boy Tetris, la PS5 Astro’s Playroom, la Switch 2 aura ce jeu. Enfin presque, le titre coûtera tout de même quelques derniers pour pouvoir être lancé (sans précision à ce stade).
Il faudra sans doute moduler ce que nous nous apprêtons à dire avec le prix du jeu, mais il n’est pas impossible que ce ticket d’entrée soit bien dépensé. Surtout si vous êtes amateur-rice de technologie. Le jeu regorge de panneaux explicatifs, de quiz en tout genre, qui expliquent les technicités de la machine, et ce, avec parfois moult détails. Nintendo étonne son monde en allant sur terrain, pour une firme plutôt habituée à ne pas aimer deviser sur ce type de sujet. Il y a également des mini-jeux qui poussent les nouvelles fonctionnalités (HDR, 120 FPS, vibration HD 2, mode souris) un peu plus loin afin de montrer ce que pourraient en faire des développeurs qui s’en empareraient. Nous avons par exemple pu agiter des maracas virtuels avec les deux Joy Con et ressentir les petites billes comme si elles étaient à l’intérieur des manettes.
Hogwarts Legacy
Voici donc le mauvais élève du lancement, la “catastrophe industrielle” du titre. Du moins cette préversion que nous avons pu essayer sur grand écran, ne rendait vraiment pas justice au jeu bien plus joli sur d’autres supports. Est-ce un problème de développement de ce portage ou bien le début des limites techniques de la Switch 2 que nous avons vu ? Difficile de trancher.
Toujours est-il que sur grand écran, Hogwarts Legacy n’est franchement pas très beau. La faute à une technique d’upscaling pour le moins trop agressive : le jeu est modélisé en 480p avant d’être upscalé en 4K. Un passage à la 1080p aurait été bien suffisant sans doute. Résultat, lorsque le jeu est fixe, il est acceptable, mais dès que nous bougeons (et c’est un peu le principe dans un jeu vidéo), c’est alors la fête aux artefacts graphiques peu ragoutants, notamment autour du personnage principal du jeu. Espérons que le jeu final offrira d’autres modes graphiques ou une optimisation un peu plus soignée.
Cyberpunk 2077
Voici une des démos techniques de la console assurément, assurée par un développeur tiers, CD Projekt RED. Cyberpunk est réputé gourmand, le voir tourner sur un format nomade demeure un petit défi à relever pour toute entreprise du secteur.

Nous avons pu choisir entre le mode Qualité (30 FPS stables) et le mode performances (+ de 40 FPS), le tout en 1080p en nomade. Pas de Ray Tracing en vue, malheureusement, mais le jeu tournait de façon assez stable et avec très peu de choses à redire sur le petit écran de la Switch 2. L’aliasing un peu disgracieux s’invite quand même ici ou là et il faut rester prudent : nous avons joué sur une sauvegarde prévue par les développeurs avec assez peu de PNJ à l’écran.
Civilization VII
Petit passage sur un jeu de stratégie, forcément plein de promesses avec le mode souris. Cela peut être un peu désarçonnant de prime abord, puisqu’on se retrouve sur une expérience PC, mais sans clavier. On est tenté de chercher ses petites touches ZQSD pour se déplacer sur la carte du jeu, puis on s’aperçoit qu’un simple clic gauche le permet. Le stick se transforme en molette pour zoomer et dézoomer à notre guise et le clic droit permet de se déplacer. Propre.
Sur un plan graphique, la copie présentée Firaxis Games est assez irréprochable. Là encore, nous avons pu constater un poil d’aliasing sur certaines textures, mais le jeu est beau dans son ensemble, avec des effets de lumière et des textures HD que la Switch 1 ne supporte pas. La fluidité est aussi au rendez-vous, le jeu nous a semblé tourné au moins en 60 FPS.
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