Depuis la Wii, Nintendo ne joue plus dans la même cour que les autres consoliers : si Microsoft et Sony se battent sur le terrain des performances et la fidélité graphique, Nintendo a choisi un chemin de traverse en misant d’abord et avant tout sur le gameplay et le ludique. Avec un certain succès d’ailleurs, la Switch étant proche de disputer à la PS2 le titre de console la plus vendue de tous les temps.
Une puissance digne d’une Switch Pro
La Switch 2 creuse logiquement le même sillon, en se mettant tout de même au goût du jour… ou presque. Si la diagonale de l’écran est effectivement plus grande (7,9 pouces, au lieu des 6,2 pouces de la Switch 1 et des 7 pouces de la Switch OLED), Nintendo a fait le choix du LCD — avec une fréquence d’images pouvant aller jusqu’à 120 images/seconde. Voilà qui risque de décevoir les adeptes des écrans OLED à fort contraste et aux noirs profonds.

Ils pourront peut-être se rassurer en jetant un œil sur ce que les écrans LCD modernes sont capables de produire comme image, à l’instar de la dalle d’excellente qualité du PlayStation Portal de Sony. Gageons que Nintendo lancera dans un an ou deux une nouvelle version OLED de sa Switch 2… En termes de définition, la Switch 2 passe finalement au 1080p, au lieu du 720p des modèles précédents. Le HDR10 est aussi de la partie.

Nintendo a aussi confirmé le stockage de la console : on pourra y enregistrer 256 Go de jeux, contre 32 Go sur la Switch LCD et 64 Go pour la Switch OLED. Fort heureusement, un slot pour carte microSD Express (plus rapide) est toujours présent, et évidemment il est toujours possible de glisser des cartouches physiques, y compris de la première génération de Switch. La console ajoute aussi un port USB-C supplémentaire, cette fois sur la tranche supérieure. Il permettra de brancher des accessoires comme la nouvelle caméra pour Switch 2, et pour la recharge de la console.
En termes de connectivité, la Switch 2 ne fera pas de miracle, mais la prise en charge du Wi-Fi 6 lui permettra tout de même d’offrir des débits plus rapides en téléchargement et une latence réduite. Il faudra attendre un peu avant de connaitre le processeur intégré à l’appareil. Depuis la première Switch, Nintendo fait confiance à Nvidia et à sa puce, la Tegra X1 qui a peu évolué. Nvidia est en tout cas à la manœuvre dans la Switch 2, comme le confirme la fiche technique. L’autonomie de la console est de 6,5 heures avec une capacité de 5 220 mAh.
La Switch 2 en elle-même ne serait pas grand chose sans ses manettes, les fameuses Joy-Con. Nintendo conserve le principe de manettes amovibles, mais plutôt que les rails mécaniques de la première génération, le constructeur a jeté son dévolu sur un système magnétique. On verra à l’usage s’il saura maintenir aussi bien les manettes en place (on l’espère !), mais tout ce qui leur permettra d’éviter de bouger une fois attachées est bon à prendre. Pour retirer les Joy-Con de la tablette, il faut appuyer sur le bouton placé à côté des gâchettes à l’arrière.
Le fameux bouton « C » qui a fait couler tant d’encre sert à déclencher GameChat ! Oui, Nintendo invente le chat audio… Grâce au micro intégré à la console, il est possible de parler à ses amis durant les parties, sans avoir à passer par un smartphone. Le micro intègre une technologie de réduction du bruit. À cela s’ajoute une fonction GameShare pour partager son écran de jeu. Nintendo ajoute donc un nouvel accessoire, une caméra qui se connecte au port USB-C supérieur. Attention : les jeux doivent être compatibles GameShare.

Pour profiter de GameChat, un abonnement Switch Online est indispensable, mais dans sa grande générosité Nintendo proposera de tester le service de chat gratuitement jusqu’au 31 mars 2026.
La Switch 2 est fournie avec un dock pour la recharge et l’affichage sur la télévision. Bonne nouvelle, on pourra monter jusqu’à 4K ! Et un ventilateur interne permet de refroidir la console. La Switch 2 sera commercialisée le 5 juin.
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