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On a joué à la Nintendo Switch 2 : transformation réussie

Design davantage premium, nouvel écran, nouveau moteur de vibration, nouveau mode souris, nouveau mode d’attache magnétique… Pour une console qui reprend le design de sa prédécesseuse, la Nintendo Switch 2 apporte son lot de nouveautés. Nous avons pu les éprouver lors d’une prise en main.

Après huit ans d’attente, Nintendo a enfin présenté en détail sa Switch 2. 01net.com a pu la prendre en main en amont de sa commercialisation au Grand Palais à Paris, lors d’un évènement organisé par la firme de Kyoto. Voici nos toutes premières impressions.

Un design léger et plus premium

Premier élément à nous sauter aux yeux : malgré son gabarit largement revu à la hausse, la console est étonnement légère. On s’attendait à un paquebot façon Steam Deck, Rog Ally et autres, à côté desquels la Switch 1 faisait presque jouet, Nintendo est parvenu à trouver une marche entre les deux. C’est une bonne nouvelle pour les longues sessions de jeu ou encore pour jouer allongé ou assis et ne pas avoir les bras qui fatiguent trop.

Peut-être cela joue-t-il sur la légèreté, mais la console est également assez plate en main. Exit le design assez arrondi de la première Switch, toute la face avant donne l’impression d’un plateau, accentué par les arêtes assez saillantes qui viennent trancher avec la précédente philosophie. Ces arêtes sont légèrement aplaties afin d’éviter le côté un peu coupant qu’on aurait pu craindre. En résulte une prise en main très satisfaisante, sauf sur un point : on aurait aimé des poignées ou un peu plus de profondeur au niveau où se posent les mains. C’est le choix effectué par le Steam Deck ou l’Asus ROG Ally X et cela manque quelque peu sur la nouvelle console de Nintendo pour avoir un confort absolu.

Dernier point sur le design : le nouveau revêtement adopte un toucher plus soyeux et doux très réussi. La manette Pro va un peu plus loin avec encore un autre revêtement tout aussi agréable. La console dans son ensemble donne une impression de robustesse plus importante que le vieux plastique de la Switch 1. Pas sûr que cela permette de faire avaler la pilule du prix à 470 euros de la console, mais la progression est bien là.

L’écran : pas d’OLED mais un bon LCD

Un mot sur l’écran LCD qui a déjà fait couler beaucoup d’encre. Certes, il ne s’agit pas d’une dalle OLED, mais le LCD en Full HD de 7,9 pouces et compatible HDR sélectionné par Nintendo nous a paru faire un très bon boulot. Les couleurs sont plus vibrantes que sur la précédente Switch 1 LCD, le gain de pixels offerts par la nouvelle définition se sent bien.

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Zelda Breath of the Wild Switch 2 Edition © 01net.com

S’il y a un point d’inquiétude, il porte sur la luminosité, mais nous ne pouvions pas la régler durant l’essai. La brillance de l’écran semblait laisser beaucoup de places aux reflets également. Il y a fort à parier qu’un revêtement antireflet soit un achat obligatoire.

Les nouvelles fonctionnalités changent vraiment l’expérience

Place maintenant aux fonctionnalités qui marquent le lancement de la console. Le nouveau moteur de vibration, le mode souris et les attaches magnétiques sont celles qui nous ont le plus marqués.

HD Rumble 2 : un délice manette en main

Le nouveau moteur de vibration est un vrai régal, au-delà des graphismes de la console, c’est sans doute le point qui devrait apporter la plus grande amélioration de confort de jeu. Il y a trois niveaux d’intensité qui s’adapteront en fonction de la situation et la localisation est au poil. Une démonstration dans le Nintendo Switch 2 Welcome Tour, sorte de démonstration technique de la console, permet par exemple de l’éprouver avec une simulation de maracas assez bluffantes. On a vraiment l’impression de sentir les petites billes se choquer contre la paume de la main.

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La Nintendo Switch 2 © 01net.com

Exemple un peu plus classique, dans le nouveau Mario Kart World que nous avons pu essayer sur une courte démonstration, les vibrations s’exprimaient aussi à plein. La moindre carapace, le moindre changement de terrain (passage dans la boue, dans l’eau, etc.), les divers mouvements du jeu (saut, dérapage, etc.) tout est prétexte à déployer une vibration légèrement différente.

Mode souris : la surprise du chef

« Je jouais à des jeux PC, et j’ai réalisé que l’expérience de la souris et fun et engageante. Je me suis dit : pourquoi ne pas l’amener sur la Switch 2. » Voilà d’où vient l’idée, a expliqué très simplement Kouichi Kawamoto, le producteur de la console, lors d’une table ronde à laquelle participait 01net.com.

Nous n’attendions pas grand-chose de ce mode souris, tant celui d’une Lenovo Legion Go ne nous avait pas conquis particulièrement. Eh bien le moins qu’on puisse dire c’est qu’il nous a fortement surpris, et en bien.

La réactivité du mode souris, mais aussi sa précision sont tout bonnement excellentes. On peut s’autoriser des micro-mouvements pour éviter un ennemi, ajuster un tir ou viser un élément d’interface un peu petit. Le constructeur conseille tout de même d’installer un accessoire supplémentaire pour aider à ce que la glisse se passe bien, qui vient ajouter des pads glissant sur la tranche des Joy Con.

Afin d’éprouver un peu le mode souris en condition réelle, nous avons essayé de jouer à la démo de Metroid Prime 4 : Beyond en plaçant la manette sur les genoux. Et surprise, cela fonctionnait fort bien. Nintendo avait, semble-t-il, anticipé ce comportement de la part des joueurs : « Bien souvent, la table basse est assez éloignée. Nous avons donc fait des ajustements pour qu’on puisse jouer sur les genoux. »

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La Nintendo Switch 2 © 01net.com

Le seul souci que nous entrevoyons réside dans la taille des manettes qui n’offre, de fait, pas un confort équivalent à une bonne vieille souris. Un collègue qui testait la console à côté de nous s’est plaint d’une douleur au bras. Pour notre part, il n’en a rien été. Espérons que le constructeur sorte une manette souris pro pour répondre aux utilisateurs qui rencontreront ce genre de soucis.

Attaches magnétiques

De façon plus anecdotique, les nouvelles attaches magnétiques sont une franche réussite. L’ancien système manquait cruellement d’intuitivité. Certaines personnes dans notre entourage n’ont d’ailleurs toujours pas bien compris comment s’y prendre…

Exit le système de rail donc, place à des aimants. Les petits boutons SL et SR qui servent lorsque la manette est utilisée de côté sont désormais en métal. Ils sont agrippés par deux aimants situés à l’intérieur de la console. Un connecteur au centre permet la charge et le passage d’informations entre le contrôleur et la console.

Pour détacher le Joy Con, il faut appuyer sur un bouton à l’arrière. Celui-ci est bien large et très facile à trouver. Une fois pressé, le haut du Joy Con sort légèrement de son rail et il n’y a plus qu’à tirer légèrement, hop, c’est terminé. Pour le replacer, c’est encore plus simple, il suffit d’approcher le Joy Con et pouf, l’aimant fait le reste.

Il n’y a même pas besoin de le mettre dans le bon sens. Dans tous les cas, la console acceptera le Joy Con. Nous ne savons pas s’il fonctionne une fois attaché à l’envers, car la console utilisée pour cette petite expérience était éteinte. Blague mise à part, il n’était pas rare d’attacher à l’envers un Joy Con sur la Switch 1, mais le détacher pouvait être particulièrement stressant tant le système de rail semblait crier « pourquoi avez-vous fait ça ? » Le nouveau système vous évitera donc ce genre d’inquiétudes.

Les questions en suspens…

Nintendo ne nous a pas permis d’essayer l’interface de la console ou encore la nouvelle fonctionnalité de chat obtenue avec le nouveau bouton C. Les consoles présentées lors de la prise en main étaient des versions légèrement modifiées qui ne permettaient pas de lancer le menu de la console et nous ne pouvons donc pas vous indiquer si la console profitera d’une nouvelle interface ou non. Espérons que celle-ci sera plus fluide que la précédente. Là-dessus, nous avons un espoir : le producteur de la console, Kouichi Kawamoto. Ce dernier a indiqué avoir particulièrement insisté auprès de toutes les équipes impliquées dans le développement de la console pour que l’expérience de l’eShop devienne plus agréable. De quoi penser qu’un tel effort a été porté aussi sur l’interface.

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Titouan Gourlin